UX Executive 4WD : too much

Léger changement d’atmosphère. Nous prenons place dans une voiture encore mieux équipée, et plus orientée confort. Elle a perdu au passage la suspension adaptative, les palettes au volant, et l’amusant cadran qui se déplace mécaniquement face au conducteur. A vrai dire on se remet sans trop de peine de ces disparitions.

En compensation, nous bénéficions des 4 roues motrices en série sur la finition Executive qui, outre une esthétique extérieure différente, apporte bon nombre d’équipements supplémentaires par rapport au F SPORT.
Rien ne manque : moniteur d’angle mort, affichage tête haute sur le pare-brise, système audio Mark Levinson à 13HP, caméra panoramique 360°, siège conducteur/volant/rétros à mémoire, sièges avant ventilés, volant chauffant. Le tout pour 9000 € de plus (54 990 €).

E-Four or not E-Four ?

La différence de prix pique un peu, surtout en ayant perdu les dispensables mais plaisants attributs de la F SPORT. A n’en pas douter, le moteur électrique arrière contribue grandement à ce surcoût. Franchement, on s’en serait bien passé car il n’apporte rien sur ces routes sèches. En revanche, il pénalise encore plus le coffre : 283 litres sous tablette sous-coffre inclus, qui dit moins ? La Yaris fait aussi bien.

De plus, en bon habitué du mode « roue-libre » des hybrides, je suis presque sûr d’avoir perçu un plus fort ralentissement la voiture au lever de pied que sur la 2WD. Certes avec ses 5,3 petits kilowatts prélevés sur la batterie, il contribuera sans doute à l’équilibre de la voiture sur routes glissantes et aidera un peu à la motricité sur neige. De toute façon si on veut le plein d’équipements on n’a pas le choix puisque l’Executive n’existe qu’en 4WD.

Heureusement côté sensations, cette version apporte le même plaisir que le F SPORT et il faudrait vraiment attaquer plus que de raison pour regretter l’AVS. Nous apprécions plutôt les équipements de confort, les sièges couleur crème, et le revêtement de la planche de bord « Washi » (grain de papier japonais) du plus bel effet, en option gratuite.
Ce qui m’incite à conduire de façon un peu plus zen qu’avec la F SPORT, et à terminer le parcours avec 4,9 L/100 sur un dernier tronçon globalement descendant comparable à celui de la veille.

Vision 360°

Puisqu’on parle consommation, les phases de roulage électrique en ville m’ont paru assez longues sur le plat, mais je n’ai pas eu le loisir d’en faire une mesure. De toute façon le moteur thermique se fait oublier aux faibles allures, donc les occupants se soucieront peu d’être propulsés par ce dernier ou par le moteur électrique. Seule comptera la consommation finale, qui devrait tutoyer les 4 l/100 km en milieu urbain, du moins par températures clémentes.