Intérieur

Qualité perçue en hausse

L’intérieur de la Yaris a bénéficié de quelques améliorations notamment sur la qualité perçue en nette hausse. Tout d’abord, les ouïes d’aérations côté portes au cerclage type aluminium ont été améliorés avec un look furieusement Audi TT qui n’est pas pour déplaire. Deux bandes d’aluminium autour de l’écran central tactile 7″ Touch and Go 2 renforcent encore cette volonté de montée en gamme. La bande centrale qui court de droite à gauche est en plastique moussé de belle qualité. Selon les versions, elle peut prendre des teintes très sympas et moins austères (que sur la Chic à l’essai) comme rouge ou bleu. Les garnitures de portes reprennent très simplement le motif et la texture de cette bande centrale. La sellerie de la version Chic est un mélange subtil de tissu, Alcantara et cuir avec surpiqûre blanche plutôt réussi. L’assemblage est très correct dans l’ensemble. Évidemment, il subsiste au-dessus et en-dessous, des plastiques durs qui se rayent facilement mais il faut nuancer cela par leur très bonne tenue dans le temps. Le contrôle de la climatisation bi-zone (oui , oui !) a aussi été revu : il est simple, lisible et pratique à utiliser. Le volant est identique à la version 2016 et il m’a gêné par sa grande taille dans une si petite voiture. Les boutons qui s’y trouvent sont faciles à manipuler et regroupent les fonctions les plus fréquentes sauf le téléphone et le GPS. La dernière nouveauté est derrière le volant : l’apparition d’un écran multifonction de 4,2″ que l’on retrouve désormais sur toute la gamme Toyota ou presque. C’est le complément indispensable à l’utilisation quotidienne et au paramétrage des fonctions du Toyota Safety Sense. Les informations de conduite y sont aussi présentes et notamment les consommations et l’autonomie.

 

 

Les points pour lesquels je suis resté dubitatif sont le manque de rangements flagrant, même côté portes. Tout comme l’impossibilité de poser un téléphone facilement, ce vide poche devant le passager avant est quasi inutilisable. Il aurait pu être efficacement repris pour la boîte à gants plutôt symbolique par sa taille (et qui porte bien son nom ici !). Les autres points concernent l’ergonomie des boutons disséminés en fonction de la place trouvée par les ingénieurs sur le tableau de bord ou derrière le levier de vitesses. Le frein à main cache trois boutons dont le bouton EV et juste à côté on trouve le bouton Eco Mode et l’anti-patinage. Puis si l’on cherche bien … côté genou gauche par exemple, surprise … on peut trouver encore trois boutons : LDA, AHB et PCS. Je reviendrai sur leur utilité plus loin. Je remarque qu’il s’agit des mêmes boutons que ce soit sur Toyota ou Lexus. Quand on vous dit qu’un yen est un yen ! Autre critique, la localisation des boutons de raccourcis de l’écran central un peu trop éloignés de la main. Cela est certainement dû à la position du bouton « warning » et des indicateurs de ceintures de sécurité. Je ne sais pas combien de fois est utilisé le warning en une journée, mais très certainement moins que le bouton GPS, moniteur d’énergie ou radio. En réfléchissant un peu, j’ai jeté un œil sur la Toyota Vitz qui est la Yaris au Japon et effectivement certaines commandes ont une meilleure place quand le volant est à droite. Tout s’explique ! Il reste que je ne comprends pas non plus que les indicateurs d’airbag avec lumière orange restent tout le temps allumés : une extinction différée aurait évité cet éclairage gênant le soir venu.

 

 

Pour finir, le levier de vitesse « à l’ancienne » est assez incongru dans une hybride (quoique déjà vu) mais Toyota, en grand chasseur de coûts, propose cette Yaris en thermique et en hybride. Ce qui explique la nécessité d’un levier de vitesses identique quelle que soit la motorisation. A l’usage, il n’est pas super pratique mais on s’y fait facilement. Des boutons type Hyundai Ioniq Électrique auraient été sacrément pratiques et auraient libéré de la place.

 

 

Si j’en crois mes enfants, essayeurs en herbe désormais affûtés après de multiples essais en leur compagnie, l’absence d’accoudoir central est une erreur incompréhensible. Ma fille de 10 ans m’a aussi fait remarquer que la ceinture était placée haute et qu’elle se trouvait plus proche de la tête que de l’épaule. Les enfants se sont aussi plaints du manque d’épaisseur de la banquette. Car comme je leur ai appris, la batterie loge directement en-dessous de cette banquette. Cela n’a semble-t-il pas excusé ce manquement au confort. Lors de trajets en ville, ma femme m’a indiqué que le siège passager remontait souvent les mouvements de caisse d’avant en arrière et encore plus lors des freinages. L’accoudoir conducteur est pénible à l’usage : trop fin et beaucoup trop près du coude. Ma passagère n’en a pas bénéficié et me l’a fait souvent remarquer. Ce qui a fait l’unanimité en revanche, c’est le toit vitré panoramique qui participait à la luminosité générale. La manipulation du rideau occultant n’avait rien de pratique. En effet, le conducteur peut occulter ou rabattre sa moitié mais la totalité doit se faire depuis la place arrière.

Le coffre sans être exceptionnel affiche une capacité de 279L. Il faut préciser qu’il n’est pas pénalisé par la batterie qui loge sous la banquette arrière. Un plancher permet de compartimenter le coffre en deux parties : coffre et sous-coffre. On peut le manipuler pour qu’il se loge au fond du sous-coffre et gagner ainsi un volume appréciable.

Finalement, cet intérieur monte clairement en gamme mais a fait l’impasse sur la praticité et l’ergonomie au quotidien. L’avantage d’un essai longue durée est que l’on repère au bout d’un moment tout ce qui agace au quotidien et qu’on ne voit pas en une ou deux heures d’essai.