Consommation, multimédia, équipements

Consommation : mystères et boules de gomme

C’est un chapitre délicat que j’aborde ici. Oui je reconnais que malgré ma connaissance du sujet et les qualités d’éco-conducteur que je me prête en toute modestie, la Yaris a fait vaciller mes certitudes. Il m’a fallu pas loin de 500 km pour comprendre comment faire baisser la consommation de cette voiture sans compromis sur la conduite. Oui 500 km sur 650 km d’essai ! Pendant ce kilométrage, ma consommation était proche des 6 l/100km. La voiture étant donné à 3,1 l/100km et 75 g de CO2 par km, je suis resté longtemps dubitatif sur à la fois ma façon de conduire et la voiture qu’on m’avait prêtée. Il faut dire que j’ai accumulé bouchons interminables et 400 km d’autoroutes. Finalement, j’ai compris comment l’on pouvait s’approcher des 4 l/100km même en ville et même avec des kilomètres de bouchons. Cela va un peu à l’encontre de ce que l’on a souvent dit sur le forum mais comme disent certains, il n’y a que le résultat qui compte. Le secret réside dans un démarrage modéré pour rester en électrique un peu plus longtemps, car même en mode Eco, le thermique prend très tôt le relais sur la Yaris. Bon c’est tout à fait classique me direz-vous. Une fois la vitesse de croisière atteinte, il faut lever le pied suffisamment pour passer en électrique et ne pas hésiter à sur-solliciter l’électrique. Car aussi étonnant que cela paraisse, malgré une faible capacité, la batterie permet de longue phase en électrique et même avec des accélérations modérées, il y a encore suffisamment de capacité et puissance électrique pour ne pas solliciter le thermique. De cette manière, je n’ai évidemment pas « vidé » la batterie tous les 10 km ce qui aurait pénalisé la consommation. Le SOC (State of Charge ou niveau de batterie) est souvent resté autour des 3 à 5 barres. La régénération m’a semblé assez efficace même si au cours de l’essai, pas une fois, je n’ai pu remplir au maximum le SOC. L’électronique de puissance, la batterie, le moteur électrique, la climatisation ou encore les accessoires sont d’une remarquable sobriété. Si toutes les voitures qui claquaient du cylindre dans les embouteillages avaient le fonctionnement de la Yaris, l’air des villes serait extraordinairement plus sain. L’écran multifonction n’indique pas la proportion de l’électrique du trajet en cours (Hybrid Assistant le peut lui), mais il est probable en ville que l’on soit proche de 50%. Le bilan s’établit avec 5,4L/100km pour 690km parcourus et 37L de carburant consommés. L’essai a été rude pour cette voiture de 1165 kg à l’équipement pléthorique. Si l’on tient compte que le coefficient de pénétration dans l’air est de 0,286, c’est somme toute une belle performance.

Je finirai ce paragraphe en rappelant que le moteur utilisé dans la Yaris, se trouvait initialement sous le capot de la Prius 2. Il a été depuis profondément remanié, tout comme l’électronique de puissance, le moteur électrique et la batterie. La Yaris passe ainsi les dernières normes en vigueur, soit Euro 6c. Ce moteur est aussi très peu émetteur de polluants type NOx ce qui en fait une voiture plus propre que la moyenne des citadines (hors électriques).

Multimédia : basique, simple … et lent

J’irai droit au but, toujours aussi dépassé et lent. La Nissan Micra nouvelle édition propose l’Apple Car Play, et la Kia Rio à la fois Apple Car Play et Android Auto. Pourquoi je parle de cela ? Parce que quand le système embarqué est de qualité moyenne, il est intéressant de pouvoir utiliser son smartphone pour se déplacer à l’aide de Waze par exemple. Hyundai a carrément mis un support téléphone et supprimé le GPS interne, pour à la fois baisser le prix et ne pas proposer un GPS insuffisant (mais Kia et Hyundai ont de bonnes propositions de ce côté-là). La Polo 1.0 L TSI DSG7 propose elle un système plus performant et aussi complet en terme d’équipement, mais l’option est chère…

Même si le système est toujours aussi pénible pour entrer une destination (saisie lente, « Calcul » long puis « Go »), il fait le job et on s’habitue assez vite à son fonctionnement. Il est précis sauf en cas d’intersections très denses, il se peut ainsi que vous ne voyiez pas quelles sorties prendre facilement. J’ai voulu y connecter le trafic par internet (indispensable de nos jours), l’appairage Iphone ou Android Honor a fonctionné très vite, mais impossible de le faire se connecter aux données. Au bout de plusieurs essais et redémarrage des téléphones, j’ai fini par « lâcher l’affaire » comme on dit. Au moins, la musique en Bluetooth ou l’affichage des messages fonctionnent parfaitement. D’ailleurs le son est plutôt très correct sur cette Yaris, mais sur nationale ou autoroute, vous aurez vite fait de ne plus vouloir rien écouter ,tant le bruit général sera pénalisant.

Il y a tout un écosystème avec Toyota Online comme Coyote, Street View mais impossible de les faire fonctionner sans la connexion aux données. Dommage d’autant que l’écran peut afficher la navigation et des informations comme Coyote (testé sur Prius 4 dont le système est proche).

Équipements de sécurité

Toutes les Yaris bénéficient des offres de sécurité Toyota Safety Sense et c’est franchement une bonne chose. Seule la signalisation des panneaux RSA n’arrive qu’avec la finition Dynamic. Alors énumérons ces éléments de sécurité : RSA, LDA, AHB et PCS. A quoi correspondent-ils ?

  • RSA : sert à lire les panneaux de signalisation, il est totalement inutile sur la Yaris tant il lit tout et n’importe quoi. On peut avoir du 70 sur autoroute (vidéo 0-100km/h) comme du 130, à partir du moment où il repère un panneau sur le bas côté. Il est sensé aussi s’occuper des panneaux d’interdiction mais je n’ai pas fait attention à ses indications. Copie à revoir d’autant que les infos ne sont pas en rapport avec celles du GPS.
  • LDA : sert à lire les lignes des routes pour vérifier que vous ne les franchissez pas sans utiliser vos clignotants. Le rappel est bien fait (sonore et visuel sur l’écran multifonction), c’est finalement très utile.
  • AHB : sert à la gestion automatique des feux de route. Il est capable de repérer les feux arrière des véhicules ou ceux de l’avant et donc activer ou désactiver les feux de route. Très pratique à quelques bugs près. Je dois dire que l’éclairage est de base assez efficace.
  • PCS : sert à éviter les collisions avant. Il utilise un laser pour déterminer la distance et vitesse du véhicule précédent. En cas de risque de collision, le conducteur est alerté et les freins se préparent à un freinage d’urgence et si le conducteur ne réagit pas, la voiture freinera automatiquement. Cela n’exclut pas le risque de collision mais le minimisera autant que faire se peut.

J’ajouterai à ces équipements que la Yaris Chic propose une caméra de recul mais qu’il manque le radar avant. Une option à prendre pour une voiture des villes.