Contrairement aux attentes, Toyota n’a pas révélé les détails technologiques de la Prius 4 au salon automobile de Francfort.
Mais dans le dossier de presse à cet occasion, Toyota France a su distillé quelques informations intéressantes sur la nouvelle Prius IV.

Châssis TNGA en net progrès

Comme on le sait, le centre de gravité a beaucoup abaissé par rapport à la précédente génération, et Toyota affirme que cela les aurait aidé à « optimiser la position de conduite » en retour.
D’autre part, c’était déjà dit, le châssis de Prius 4 est rendu 60% plus rigide, et l’info supplémentaire, c’est que cela proviendrait d’une plus haute teneur en acier très haute résistance (classique…), du renforcement de la base des montants centraux (=B-Pillar) et la jonction des panneaux.

Image du châssis TNGA provenant d’un site étranger

Image du châssis de Prius 3

Mais en comparant les deux images des châssis de deux générations différentes, on remarquera que la principale différence, proviendrait du compartiment moteur de Prius 4 renforcé par un cadre rigide en vert, sous forme de carré. Un raidisseur rouge (= en acier haute résistance) a également été ajouté derrière la banquette arrière.

D’autre part, Toyota parle également de la nouvelle suspension arrière double triangulation, comme Lexus CT200h, « qui permet de réduire 2/3 les chocs encaissés à l’arrière« .
La suspension avant MacPherson a également été revue: les amortisseurs seraient plus inclinés avec des butées obliques (ce qui permettrait d’améliorer le comportement du véhicule en virage).

(à lire: Comparatif par démontage: Toyota Prius 3 VS Lexus CT200h F-Sport)

Une motorisation hybride plus nerveuse?

Toyota affirme dans son communiqué: « Le châssis est parfaitement à même de supporter les accélérations plus nerveuses autorisées par le nouveau système Full Hybrid« .

Elle précise que « Toyota s’est particulièrement attaché à rendre cette nouvelle génération encore plus intuitive et plus facile à conduire. Par conséquent, les réglages sont calculés pour fournir une réponse naturelle, immédiate mais souple à la moindre accélération. », faut il attendre une amélioration de la réponse de pédale de frein, qui nécessitait un temps d’adaptation des nouveaux conducteurs? Car la réponse à l’accélération des Prius, est déjà extrêmement linéaire et souple à l’emploi.

Les composants de la motorisation hybride serait aussi  « moins encombrants, plus légers et moins coûteux »

Pas d'information sur la possibilité de l'entrée d'air à débit variable

Pas d’information sur la possibilité de l’entrée d’air à débit variable

Les autres informations sont:

« Avec un encombrement réduit, les moteurs électriques affichent un meilleur rapport poids/puissance« : faut il comprendre que les moteurs électriques voient leur couple maximal diminué, comme le passage de Prius 2 à Prius 3?

« Les batteries offrent une densité d’énergie supérieure, donc plus de puissance à dimensions et poids équivalents.« : je ne sais pas si c’est fait exprès de parler au pluriel, mais en tout cas, on aura une capacité supplémentaire des batteries haute tension, ce qui augmenterait l’autonomie EV et la quantité d’énergie qu’on peut récupérer.

« Quant au rendement thermique du moteur à essence, déjà très élevé sur l’actuelle Prius avec 38,5 %, il dépasse désormais les 40 % – un record mondial pour ce type de moteur. »

« Grâce à toutes ces évolutions du système hybride, la Prius IV devrait consommer 18 % de moins que l’actuelle.« : il faut donc attendre à une consommation aux alentours de 3,2L/100Km?

Des capteurs mystérieux…

Prius a toujours été conçu pour augmenter la « Situation Awareness » (prise de connaissance de l’environnement) du conducteur, avec notamment les compteurs placés à 1 mètre des yeux du conducteur (dès la première génération en 1997), puis le projecteur tête haute sur pare brise (HUD) embarqué sur la Prius 3.

Voici le communiqué pour comprendre l’énigme:

« Les technologies élaborées par Toyota au fil des générations successives de la Prius ont toujours servi un objectif clairement défini.
C’est également le cas du nouveau modèle dont le nombre de capteurs s’accroît afin de transmettre au conducteur des informations plus complètes, d’améliorer la sécurité et la commodité.
En pratique, la Prius s’apparente ainsi à un sixième sens du conducteur, en identifiant et en anticipant ce qui aurait pu lui échapper.
 »

Or ce n’est pas vraiment le système de sécurité Toyota Safety Sense P, puisque ça a déjà été mentionné dans les paragraphes précédents, alors qu’est ce que ça pourrait être?

(à lire: Essai de Prius 1ère génération 1997: Retour vers le futur fondamental)