Premier essai du Hyundai Kona électrique 64kWh-204ch : coup de maître ?

Intérieur

A l’intérieur

Il y a une différence notable avec la version thermique, c’est la console flottante. Même si elle est pratique puisqu’elle permet l’abandon du levier de vitesse au profit de touches, le plastique choisi est pour le moins un peu trop clinquant. Même si à l’usage les touches sont très pratiques, elles obligent à remettre les yeux sur la consoles. J’aurai donc préféré qu’elles soient plus hautes. Sous la console, il y a de la place pour ranger ses affaires mais la hauteur est limitée. Il y a aussi une prise USB et une 12V. La console en elle-même comprend des portes gobelets et un logement refermable avec recharge à induction et prise USB. Bien vu de la part des designers ! Plus bas sur la console, les boutons de « Drive Mode » (Eco, Eco+, Comfort, Sport), de chauffage ou ventilation des sièges ou encore « Auto-Hold » ont été positionnés. Au bout d’une journée d’essai, le bouton « Drive Mode » est lui aussi clairement trop bas.

Les commandes de climatisation sont complètes et simples, je retrouve comme sur la Ioniq la possibilité de chauffer l’habitacle via le bouton « Heat ».

Le tableau de bord est légèrement différent de la version thermique. Dans cette catégorie de SUV, les plastiques durs sont plus fréquents même si une partie est moussée. Rien de gênant (hormis si l’on parle du prix), le tout semble bien assemblé. Seul l’accostage de la console avec le tableau de bord laisse transparaître des écarts de 1 à 2mm. Il existe une version plus claire, gris-bleu, du tableau de bord, je la préfère au tout sombre du premier Kona essayé.

L’écran multimédia de 8″ est bien placé, les huit boutons de fonction sont clairs et les deux molettes agréables à manipuler. Pour ceux qui n’ont pas eu récemment à faire avec une Hyundai/Kia, ce système multimédia est de très bonne constitution, facile à prendre en main et très rapide. Il est aussi compatible Apple Car play et Android Auto. Le GPS est plutôt précis et peut prendre en compte le trafic si l’on connecte le mobile. L’écran permet aussi le partage en deux parties, GPS et fonctions EV par exemple.

HUD de 8″ avec informations de sécurité et GPS

Les compteurs digitaux sont affichés sur un écran de 7″. Très lisibles et de bonne définition, ils sont très bien complétés par des commandes simples depuis le volant. Derrière le volant, il y a deux palettes pour la régénération. Nous en reparlerons plus loin. Plus bas à gauche, une série de boutons permet de gérer la sécurité ou d’allumer le HUD (affichage tête haute). Avec une taille d’image projetée de 8’’ à une distance de deux mètres et une belle luminance (plus de 10 000 candéla par mètre carré selon Hyundai), cet affichage tête haute est très agréable. Il est du même niveau de qualité que ce que propose BMW sur Mini ou 225xe. Il est revanche un peu moins « profond » que les réalisations Lexus ou Toyota directement sur le pare-brise.

« 1 de 4 »

Les places à l’avant sont confortables, même après plusieurs heures à bord et il est facile de trouver sa position grâce au volant réglable et aux commandes électriques. Compte tenu du fait de la présence de la batterie sous le plancher, ce dernier est un peu plus haut. Néanmoins, je crois comprendre que Hyundai a réhaussé la hauteur de la voiture pour compenser et conserver une bonne garde au toit (1006 mm à l’avant, 957mm à l’arrière).

A l’arrière, la console centrale ne présente pas de prise USB ou 12V. Pour un SUV à vocation familiale, c’est un peu mesquin ! Les places arrières sont confortables, mais pour les personnes de grandes tailles, l’espace aux genoux pourra manquer.

Quant aux rangements, au niveau de la console et entre le conducteur et le passager, il y a ce qu’il faut grâce à l’accoudoir. Les contres portes permettent de loger une bouteille de 50cl sans peine. Le coffre offre un volume appréciable de 332 L VDA (1 114 L maximum, banquette 60/40 et plancher plat), c’est 20L de moins que la version thermique et cela est dû à la place occupée par les câbles de recharge. Nous ne sommes pas si loin que ça du volume d’une Ioniq électrique (345 L) ou d’un Kia Niro hybride rechargeable (322L). Pour compenser cette faiblesse, le Kona électrique peut recevoir une charge au toit de 80 kg.

Author: Malek

Passionné d'arts martiaux, de photographie, de technologie, de design web et de bricolage ... et de voitures et ... de nature ! Pfiou ...

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2 Comments

  1. Grosse erreur de présenter Toyota comme le constructeur le plus vert du marché
    Ses véhicules ne sont que des machines à pétrole dont l’utilisation est la plus judicieuse, optimisation permanente du couple, récupération de l’énergie supplémentaire gravitationnelle accumulée dans une montée pour la recharger dans les batterie lors de la descente qui suit….
    Mais tout force pour mouvoir la voiture provient de l’essence du réservoir et uniquement de lui !
    Alors que l’énergie utilisé dans la Kona ou la Ioniq ou sur d’autres véhicules électriques provient d’une source externe, elle-même plus ou moins propre selon la façon dont elle a été produite.
    Mais les Toyota, à part un modèle de Prius, sont des voitures à pétrole !!
    Bien cordialement,
    Serge Rochain

  2. Bonjour Serge, avec 101g de CO2 au km pour Toyota en Europe en 2017 (classement JATO), c’est le constructeur le plus « vertueux » (entre guillemets comme dans l’article). Je pense que vous faîtes référence à l’article sur le salon de l’auto mais ici nous sommes sur l’essai Kona. Posséder quelques Ioniq et Kona dans sa gamme ne fait pas d’un constructeur le champion du CO2. En généralisant l’hybridation, Toyota a fait baisser le niveau de CO2 de sa gamme. La prius rechargeable est le véhicule rechargeable le plus vendu (même si derrière Tesla aux USA par exemple). Il n’y a pas que la Prius dans la gamme Toyota. Il y a l’Auris, la Yaris, le RAV4, la Camry désormais, puis toutes les Lexus.
    Avant que les voitures électrifiées voire électriques arrivent à concilier facilité de charge, autonomie et surtout coût (le Kona 64 kWh est certes une super voiture mais à 45k€ soit 25k€ de plus que le premier Kona thermique), les hybrides et hybrides rechargeables sont une solution de transition. Le CO2 de la production d’électricité dans certains pays fait que certaines électriques sont plus polluantes que leur équivalent essence ou diesel et en encore plus que les hybrides. Il faut donc regarder tous les aspects de la question et de la région du monde dans laquelle vous faîtes vos calculs.

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