Enfin sur la route !

Enfin sur la route !

De retour sur le siège conducteur, pied sur le frein et bouton « Power On » enclenché, la Prius affiche une sympathique animation sur les deux écrans multifonctions, l’effet « WOW » est réussi. L’écran de gauche affiche la vitesse, la consommation et la jauge de carburant, celui de droite, les aides à la conduite et les nouvelles jauges (consommations, moniteur d’énergie, GPS …). Ces écrans sont de très belles factures tout comme le HUD très lisible (mais plus de rappel GPS). Enfin, le vert de la Prius 3 type « terminal IBM 3270 » est mis au rancart. Que du bonheur !

Toyota Prius 4 - HUD

Toyota Prius 4 – HUD

Passage sur D, il est temps de prendre la route et dès les premiers tours de roues, je constate des progrès importants accomplis par les ingénieurs Toyota. Passons la plateforme TNGA, la rigidité accrue, le centre de gravité abaissé, le train arrière multibras, toussa, toussa ! Laissons nos mains, notre postérieur, nos yeux et nos oreilles décider ce qui vaut la peine d’être retenu. Quelques secondes de chauffe et le thermique se coupe laissant place au moteur électrique. Le silence à basse vitesse est impressionnant. J’ai la sensation d’une voiture électrique avec un moteur thermique dont le bruit est désormais très étouffé, ce qui n’était pas le cas des précédentes générations. Le confort d’assise est renforcé par des trains roulants sains. La voiture vire à plat et ne s’embarrasse plus de secousses dès la moindre déformation de la chaussée. Le freinage a lui aussi progressé et répond désormais comme une voiture … normale : direct et efficace.

Les virages s’enchaînent aisément mais il faudra calmer vos ardeurs si vous ne voulez pas que vos passagers remettent en cause vos qualités de conducteur. En effet, la voiture virant presque à plat, ce sont les passagers de la voiture qui se rapprochent des vitres, surtout si ils sont occupés à autre chose que tenir les poignées de portes.

Bref, ce n’est pas spécialement une sportive, je n’ai pas eu de sensations « Wow » vantées par Toyota mais cela reste très agréable et zen au quotidien.

D’ailleurs, les performances à l’usage m’ont semblé suffisantes parce que l’électrique vient plus souvent relayer le thermique. Ce dernier a changé de sonorité et ne grogne plus dans les tours. Toyota a travaillé à associer les montées du régime moteur à l’accélération. Cela permet d’éviter l’effet « moulinage » lors duquel le régime moteur était aussi élevé que l’accélération. Les dernières Prius+ et Auris HSD ont bénéficié de ce type de mise à jour très récemment (nous vous en parlerons prochainement).

Cette montée linéaire s’est avérée efficace dans presque toutes les situations. En montagne, il se peut cependant que la boîte e-CVT soit confrontée aux limites du système (besoin de puissance = régime moteur élevé) et surtout de la puissance très modérée du thermique. Je n’ai pas pu le vérifier malheureusement.

Toujours est-il que la transmission automatique fait preuve d’une fluidité remarquable, les transitions électriques-thermiques sont imperceptibles. Et il n’est pas évident de savoir quand le moteur démarre.

La direction, même si elle gomme encore la route, devient plus précise et est bien desservie par un volant que j’ai trouvé très agréable et avec des boutons bien choisis et bien placés. Cette amélioration se vérifie aussi sur autoroute où le maintien de cap est désormais très bon.

Toyota Prius 4

Toyota Prius 4 – volant

Avec une telle icône de la basse consommation, Toyota se devait de gratifier le conducteur quand il accélère ou freine avec douceur en attribuant un score à la conduite (un peu comme Ford ou Honda d’ailleurs). C’est assez fun au final et parfois on se prend au jeu, surtout dans les embouteillages où l’on peut vite perdre patience. D’ailleurs, la gestion de l’hybride, avec cette meilleure capacité de charge et décharge, la sobriété des équipements électriques surtout la climatisation, en fait une voiture très agréable dans ce type de trajet et le moteur ne redémarre plus aussi souvent pour recharger la batterie. Pendant 3 heures d’embouteillage parisien, 2/3 du temps l’a été en électrique. Remarquable ! C’est sans doute le plus gros progrès de ce système hybride : agrément et sobriété.

Toyota Prius 4

Toyota Prius 4 – l’éco-score ! CR: Toyota

Mon principal reproche au fil des kilomètres, sur route ou sur autoroute, est principalement les bruits aérodynamiques et les bruits de roulement sur chaussées dégradées (ce qui est fréquent dans ma campagne mais aussi ailleurs sur les routes de France). Le reste de la voiture ayant bénéficié d’un traitement acoustique de qualité, je reste incroyablement surpris que cela ait été aussi négligé. Bien-sûr, elle fait mieux que la Prius 3 mais ce n’était pas spécialement compliqué de livrer un modèle abouti de ce côté là.

Toyota a rendu une bonne copie de la Prius 4 gommant les nombreux défauts de la génération précédente en ayant revu l’ensemble de la voiture. Le marketing et la communication nous ont vendu une quasi sportive (vidéo du Super Bowl), je dirai qu’il ne faut pas exagérer mais désormais hybride rime avec confort et tenue de route.

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