Espace à bord, recharge, consommation et multimédia

L’espace à bord

Le coffre passe de 445 L pour l’hybride à 350 L pour la Ioniq Electric. Ce n’est pas énorme pour une voiture de 4,47m de long et c’est moins que la Nissan Leaf qui cube à 370 L ou de la prochaine Opel Ampera-e qui culminera à 381 L. En rabattant la banquette arrière, on arrive à 1410 L quand même. Nous avons été souvent plusieurs dans la voiture, deux enfants et trois adultes ou quatre adultes et un enfant, avec bagages. Si l’on n’est pas trop grand à l’arrière, tout se passe bien, au-dessus d’un mètre quatre-vingt, il est possible que le pavillon de toit se rapproche de votre tête. L’espace aux jambes et aux coudes est aussi bon qu’une Toyota Prius par exemple, ce qui est une excellente référence et celle des taxis aussi. Il manquera un peu de soutien sous les jambes du conducteur car même pour moi qui ne suis pas grand, j’ai trouvé que c’était juste. Je pense que compte tenu du bon espace qu’offre cette voiture, elle conviendra parfaitement à une petite famille pour les trajets quotidiens ou à des chauffeurs professionnels dans le cadre du transport de personnes.

Hyundai Ioniq Electric : coffre 350 L

Hyundai Ioniq Electric : coffre 350 L

Recharger une Hyundai Ioniq Electric

Pour recharger les 28 kWh (fabriqués par LG Chem) d’une Hyundai Ioniq Electric, Hyundai propose un chargeur domestique jusque 10A, ce qui est assez faiblard et mettra 12h à remplir la batterie d’électrons (soit environ 17 km par heure de charge). Si vous disposez d’une Wallbox ou avez la possibilité d’en installer une, la charge sera à 32A et 6,6kW qui est le maximum du chargeur interne. Là, il suffira de 4h30 pour une charge à 100%. C’est déjà très intéressant, même pour faire une course chez Ikéa, Leclerc ou Auchan, puisqu’en 1h on récupère 45km d’autonomie environ. Pour cela, un câble de type 2 est fourni dans l’offre de base.

Pour la charge rapide, la Hyundai Ioniq Electric possède une prise rapide Type 2 Combo (verrouillable pendant la charge). Celle-ci permet des charges de 22, 50 ou 100 kW en respectivement 70, 30 ou 24 minutes. J’ai expérimenté plusieurs fois les 22 et 50 kW avec les bornes DBT ou Bélib’. Il faut savoir qu’en 50 ou 100 kW, la charge maximale est de 80% pour préserver la durée de vie de la batterie. En une semaine, j’ai surtout galéré parce que je ne possédais pas d’abonnement à toutes ces bornes et la Ioniq n’était pas non plus homologuée Autolib, je ne pouvais pas faire de l’appoint n’importe où sur Paris et petite couronne. Les prises Type 2 32A en sous-sol étaient aussi souvent inutilisables, obligeant à recourir au chargeur domestique. Autant dire que ça ne sert pas beaucoup quand on est pressé. Avec un bon abonnement (je possède Ecorecharge77 qui a des bornes rapides) ou un Bélib ou Khiwi pass, il est possible de bien couvrir la région Ile de France. Je n’ai pas tenté plus mais ce maillage reste déterminant dans l’utilisation des voitures électriques. Par exemple, je n’ai pas rencontré de gare en Seine et Marne possédant un emplacement pour une recharge de voitures électriques. La gare Montparnasse ne possède que des prises domestiques (et au coût de stationnement parisien) et des Bélib’ inactives à l’extérieur. Dans tous les cas, il vaut mieux utiliser ChargeMap ou le GPS interne (voir vidéo plus loin), quoique possédant tous les types de prises, le choix est trop compliqué à mon goût ! Des idéogrammes simples avec l’ampérage et la prise auraient été plus simples. Le GPS indique l’autonomie sur la carte, ce qui est très rapide à visualiser.

Pour finir, je suis arrivé à 9% de l’autonomie à la fin d’un parcours, à 13% la voiture m’a indiqué que la charge était très basse et qu’il fallait recharger rapidement. J’avoue qu’à 13% on se fait un peu peur quand il est minuit et qu’il y a encore une dizaine de kilomètres à parcourir. Heureusement, tout s’est bien passé. Dans tous les cas, l’autonomie est très réaliste sur cette voiture et si on récupère bien au freinage, on la préserve assez facilement. En arrivant, j’ai pris le temps de programmer le chauffage et la recharge pour un départ le lendemain à 8h malgré l’absence d’application mobile que je trouve étonnante.

La consommation

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en plein hiver 14 kWh/100 km avec chauffage et dans le cadre d’un essai poussé. J’ai même fait un parcours à 13,1 kWh/100 km sur 124 km. Elle est donnée pour 11 kWh/100 km en norme NEDC et fait donc partie des voitures les plus sobres de sa catégorie. L’aérodynamisme soigné, le poids contenu et une électronique de puissance alliée à une batterie dont les performances sont très élevées n’y sont pas étrangers. Il est d’ailleurs probable que la partie utilisable de la batterie soit proche des 27 kWh sur 28. C’est une prouesse !

Le multimédia

Comme sur la Ioniq Hybrid, c’est une bonne surprise. Avec son écran 8″ HD tactile bien positionné, il est fluide, agréable et réactif. De plus, il permet Android Auto et Apple Car Play, ce qui est un vrai plus sur cette gamme, tant c’est pratique de disposer de ses applications comme Waze directement sur l’écran de la voiture et puis cela affranchit d’une trop grande dépendance avec le système intégré. Hyundai annonce tout de même les mises à jour gratuites sur 10 ans avec un système de navigation Europe et services TomTom Live. Certains constructeurs feraient bien de s’en inspirer. Tout comme la Ioniq Hybrid, il comporte aussi une partie éco-conduite (autonomie, éco-conduite, flux d’énergie, consommation des différents systèmes électriques). Je regrette que l’on ne puisse pas cumuler à l’écran deux parties : une pour la consommation, une autre pour la carte par exemple. Il faut jongler avec les écrans derrière le volant fort bien dotés mais plus petits. Hyundai livre un chargeur sans fil de smartphones (compatibles ou avec une coque compatible). J’ai noté aussi la présence de la radio terrestre numérique (RNT) ou DAB, ce qui est très confortable pour la qualité du son. D’ailleurs, le système audio premium Infinity est composé de 5 haut-parleurs, 2 tweeters, un subwoofer (dans le coffre) et d’un amplificateur externe. Le son est facile à régler et comme la voiture est silencieuse, il est facile de faire sortir les basses aussi bien que les médiums, les aigus sont correctement restitués aussi. Une bonne sono dans l’ensemble qui flatte facilement l’oreille. Le bluetooth s’installe facilement et avec Android Auto, il est possible de jouer la musique en FLAC si vous êtes fan de ce format.

Je vous renvoie sur cette vidéo, si vous voulez l’exhaustivité des fonctions sur l’écran 8″ :